Les
livres nous apportent une aide immense dans la conduite
de notre vie. Qui n’a jamais été réconforté,
enthousiasmé, ou tout simplement emporté par
la lecture d’un roman ? Ému par la découverte
de poèmes ? Inspiré par la philosophie ?
C’est encore plus vrai des livres de développement
personnel. Les Américains parlent même de « livres
d’aide » [self-help]. Aujourd’hui, de
nombreux ouvrages se proposent d’aider les lecteurs.
C’est le projet de L’Esprit d’ouverture,
qui pourrait reprendre cette exergue d’André Gide à son
chef-d’œuvre Les Nourritures terrestres : « Que
mon livre t’enseigne à t’intéresser
plus à toi qu’à lui-même, puis à tout
le reste plus qu’à toi… »
|

M. Rowlands
© D.R. |
« Ce livre parle d’un loup nommé Brenin avec qui j’ai passé plus d’une décennie – le plus clair des années 90 et au-delà. Un loup extraordinairement cosmopolite à force de partager la vie d’un intellectuel sans racines ni repos. Séjournant aux Etats-Unis, en Irlande, en Angleterre et, finalement, en France, il bénéficia bien malgré lui, et gratuitement, d’une formation universitaire telle qu’aucun de ses congénères n’en a jamais reçu. Le laisser seul pouvait en effet avoir des conséquences si désastreuses pour ma maison et mes affaires (on le verra) que j’étais obligé de l’emmener au travail. Autrement dit en cours, puisque j’enseignais la philosophie. Il se couchait dans un coin de la salle et somnolait – assez semblable en cela à mes étudiants, il est vrai -, pendant que je débitais la litanie de mes propos sur tel ou tel philosophe ou leurs systèmes. À l’occasion, lorsque mon discours devenait par trop ennuyeux, il se dressait sur son séant et hurlait – une habitude qui le rendit cher au cœur de ses condisciples, lesquels en auraient sans doute volontiers fait autant. » |